EquiChemins est développé par la Fédération EquiLiberté

EquiLiberté regroupe les Cavaliers randonneurs et Meneurs d'attelage et leurs associations.

Promouvoir le tourisme équestre, défendre les chemins de randonnée et la libre circulation des chevaux, représenter les intérêts des Cavaliers d'extérieur et Meneurs d'attelages indépendants, animer les associations de randonneurs... Voici quelques unes de nos raisons d'être !

EquiChemins est le produit de cette volonté. Il est élaboré et entretenu par nous tous bénévoles qui partageons ces valeurs.

Nous vous souhaitons de très belles randonnées avec EquiChemins...

Les difficultés des parcours de randonnée sont laissées à l'appréciation des randonneurs.
EquiLiberté et les Référents bénévoles qui proposent  des itinéraires sur ce site, déclinent toute responsabilité, pour tout accident qui pourrait intervenir sur les itinéraires.

Récits et témoignages

RANDONNEE DE 15 JOURS DU CHAROLAIS AU BUGEY

Randonnée effectuée en 2007 de Martigny le comte (saône et loire) à Cote savin (ain) 264k

Les étapes : Martigny le comte , Etang du rousset, Saint- Ythaire , Cluny, Mont saint romain, Sermoyer,  Varennes saint sauveur, Cuiseaux, Saint amour,  Civria  ,Cezeriat ,Cerdon, Cote savin soit 12 jours de randonnée avec un jour de repos au milieu.

Depuis le temps qu’ on en rêvaient , nous y voilà, nous partons du Trottin’chair  où Nico nous a conduit avec son van et nos deux juments, Dany montera sa jument demi sang arabe Malika que nous allons ramener sur son lieu de naissance à Cote savin et moi je monterai Epona ma jument camargue .

1er jour

Après une bonne nuit, les juments sont harnachées et Dany nous emmène tambour battant , pas une hésitation sur l’itinéraire, une vrai experte en carte . A midi un casse-croute et une bonne sieste sous un soleil radieux dans un beau chemin herbeux. A 16H30 nous arrivons à l’étang du rousset ou nous allons camper. Un coup de fil à la météo et là : pas bon :orage avec alerte  jaune, nous décidons d’aller demander le gite et le couvert pour nos juments car nous n’avons pas de clôture électrique et nous avons peur qu’en cas de coup de tonnerre  elles s’affolent : première tentative on nous offre le gazon d’un jardin, pas glop ; deuxième tentative et c’est la bonne un pré avec de l’herbe à foison et pour nous un coin camping. Après avoir galéré  pour monter la tente, direction la guinguette pour une bière bien méritée. Au retour  , une voiture nous klaxonne et surprise nos giteurs du Trottin’chair sont venus boire un coup avec nous, très sympas Stéphane et Cécile. De retour à la tente  , menu du soir pates chinoises et compotes , l’orage menace . La nuit sera agitée, un son et lumière fracassant, à l’aube nous nous réveillerons humides.

2eme jour

 A 9h30 nous sommes prêtes pour une nouvelle étape, les paysages sont plus vallonnées et des chemins plus herbus. Après une bonne rincée, le soleil est de retour et dans la cour d’une résidence secondaire fermée, nous dégustons une bonne soupe après avoir quémandé un bout de pain chez l’habitant. L’après- midi nous passons dans de superbes villages aux maisons en pierres jaunes .Nous passons dans une prairie , banal me direz- vous, mais voilà Dany a une peur panique des vaches et il y a un troupeau , nous traversons Dany se planque derrière Epona, ouf nous voilà au bout et le taureau n’a pas bougé . Argh !! la barrière est infranchissable complètement verrouillée par des barbelés, nous sommes prises au piège !!!! mais non, les supers nanas ont plus d’une tenaille dans leur sac et quelques noms d’oiseaux fusent a l’attention du propriétaire des lieux,  deux coups de  tricoise et nous voilà de l ‘autre coté .Un peu plus loin nous devons un passage en dessous de la ligne TGV , on est pas franchement rassurée mais nos montures assurent sans souci .Nous arrivons au gîte de Morlay, perché dans un endroit fort venté mais fort beau.

3eme jour

.Départ à 9h du gîte , il fait un vent à décorner les bœufs, après avoir marché environ  30 minutes, Dany voyant arriver un passage à gué sur la carte , décide de monter afin de ne pas se mouiller les pieds, en arrivant en vue du gué il y a un peu d’eau , Malika s’engage et au troisième pas fait demi-tour, il y a du bouillon, je lance Epona en tête et me dépèche de lever les pieds, les sacoches trempent, il y a entre  1 m et 1,2O mètres d’eau , Dany lèvent les pieds aussi mais pas assez rapidement et elle est trempée. Après un bon trot sur un beau chemin sablonneux , traversée au- dessus de la ligne du TGV, pas d’embrouille . Ensuite longue traversée d’une superbe forêt de buis avec de bonnes rincées. A midi pique-nique sous un beau soleil, sieste et un petit coup de rince-gosier pour la route .Nous traversons un superbe hameau « Collonges » avec une très jolie petite chapelle .  Nous repartons direction Cluny et arrivée  vers 16h30 au haras, où nos deux pépettes vont rejoindre une bonne grosse ardennaise au pré. Quelques petites courses pour le lendemain , un petit resto et une bonne nuit.

4eme jour  

.Au matin, traversée de Cluny pour le fun  et nous attaquons une bonne grimpette en forêt , le fond de l’air est frais et les juments ne risquent pas de transpirer. Le GR nous fait grimper ensuite à travers des roches et nous débouchons sur une crête très sympa, très beau panorama, herbe à foison, idéal pour le pique-nique. Les rideaux de pluie se succèdent autour de nous mais dieu garde au sec notre aire de repas . Après notre thé quotidien, nous voilà installées pour la sieste . Tout à coup un départ au galop nous tire de notre torpeur . Malika vient de casser son attache, une feuille a surement dû bouger dans le mauvais sens !!!! Dany récupère sa bourrique et du coup on sonne la fin de la pause. Nous traversons un super village « Blarot » avec des maisons en pierre de toute beauté. Quel riche patrimoine nous avons ! Encore quelques grimpettes et nous arrivons au gîte du Mont saint romain, perché a 579m. Depuis la table d’orientation  nous découvrons un panorama à 360° qui s’étend jusqu’au mont blanc. C’est magnifique ! Le gîte est fort sympathique et ses habitants aussi.

5eme jour

Départ 8h30 , plus ça va plus on est matinales .Un bon café au lait avec du vrai lait, du thé pour Dany et en piste. Le fond de l’air est frais, on marche pendant 2 heures jusqu’au château de Cruzille. Ensuite changement de décor, nous voilà dans les vignes du maconnais. Casse- croute au milieu   vignoble et nous voilà dans le nomans’land (because pas de chemins…) avec ses passages délicats , en premier un pont au- dessus de l’autoroute du sud, ensuite un boyau sous la nationale, puis un boyau sous le chemin de fer et enfin (presque) le passage au- dessus de la saône . Des prairies à perte de vue avec un chemin magnifique au milieu et tout à coup « obstacle » un passage canadien , comment on va faire, tant pis on y va Epona passe doucement mais surement, Malika saute : supers ces deux mémères. Arrivée à Sermoyer vers 16 h. Nous téléphonons à la personne qui doit nous héberger, il vient à notre rencontre c’est un type d’environ 35 ans, un ancien du milieu des courses. Il nous fait voir où mettre  nos selles, quel bordel, on pose nos affaires et on installe les juments dans leur pré. Ensuite il nous offre une bière en papotant, nous abordons le sujet du repas , il nous propose de prendre sa voiture et d’aller chercher des pizzas au village . Nous voilà parties toutes les deux avec sa voiture, super sympa . Après environ 1 heure nous rentrons avec un kebab, bizarre on ne voit personne, on appelle : rien. Dany suit le chien dans la maison et on cherche et là surprise : le type est affalé sur son plumard et ronfle comme un sonneur , aie apparemment il cuve, il a dû boire en notre absence . Nous attendons un peu mais rien ne bouge , nous décidons de manger et d’aller monter la tente dans le jardin bien qu’ il nous ait offert l’hospitalité dans sa maison, nous ne sommes pas très rassurées. Quelle nuit nous attend, à 2H du matin on commence à se geler sérieux, la tente condense un maximum et commence à gouter à l’intérieur. On se serre l’une contre l’autre pour se réchauffer mais 3H30 sonne au clocher et pas un chapeau d’endormi ! Réveil à 5H30,  y ‘en a marre, on se lève !! A 7H tout est rangé, les chevaux sellés et on taille la route sans nouvelle de notre hôte qui doit toujours dormir.

6eme jour

On démarre dans les bois , toujours ça de pris sur le goudron ! En passant devant une maisonnette, un homme barbu nous salue  , un grand sourire aux lèvres, « vous êtes des randonneuses , où allez-vous ?  Vous venez d’où ? Moi aussi je suis un ancien cavalier, ça me ferait très plaisir de vous offrir un café… si vous avez le temps ? Je veux mon n’veu ! Une invitation pareille ça ne se refuse pas ! Et nous voilà en train d’attacher nos juments sur sa pelouse fraîchement tondue (au diable les crottins ..) bordée d’un joli parterre  fleuri. Autour d’un bon café et de galettes bretonnes nous papotons … bourrins bien sûr !! Il est temps de quitter notre hôte , quelques photos pour les souvenirs. Nous reprenons la route , goudron et le soleil commence à taper. Nous sommes vraiment dans la campagne bressanne. Fermes en colombages magnifiques, vaches bi-colores, et poules sur les chemins…Soudain problème , un passage étroit où seulement entre deux piquets, ne peux passer qu’un cheval .. sans sacoche, qu’à cela ne tienne on décharge, on louvoie entre les piquets et les arbres , on fait passer les juments dans la gadoue et les cavalières sur les palettes.  Je marche d’un bon pas, il faut dire que mon chéri doit venir nous rejoindre pour passer le jour de repos avec nous et nous emmener du linge propre.  Dany commence à fatiguer, elle voit mal sur la carte ,en plus elle  a une ampoule au pied, il est temps que l’on prenne notre RTT !!Après quels tours et détours (chemins qui n’existent plus) nous arrivons enfin au camping, les juments mises au pré, Manu arrive (enfin !!) avec les bières (surtout !!) , une douche, des grillades ! Elle est pas belle la vie !

 7eme jour

Repos , courses, barbecue, bieres, discussions sur l’éthologie avec les gens qui hébergent nos chevaux, ils sont super sympas, et élèvent des irish cob ; le soir un petit resto routier (dommage il n y a rien d’autre) et demain suite de nos aventures .

8ème jour

Après une douche très matinale,  il est temps de plier le campement , de trier ce dont nous avons encore besoin, ce que manu ramène. Les juments prêtes il est temps de faire les adieux à notre ravitailleur en chef. Les premiers kilomètres se font en silence, passages de passerelles en série, traversée de Varennes saint sauveur où la veille nous étions au resto. Nous arrivons à un passage après un pont de bois, nous nous engageons dans une pâture  fraichement bottelée, oups le chemin se termine en face de barbelés . Un passage entre deux piquets et derrière entre les peupliers un champ d’orties de 1m6O de haut, pas le choix les cocottes , c’est par là !Epona « bulldozer » nous fraye un passage, au loin le chemin, encore sauvées pour cette  fois. Nous entrons dans une forêt où montures et cavalières sont attaquées  par des taons . Vive la citronnelle !!! A 12h30 il fait faim. Nous nous installons dans un chemin forestier. A peine installées une nuée de taons « hélicoptères » attaquent .Une moto de cross inquiète Epona, puis la pluie arrive…. Et zut pas de sieste. Nous repartons sitôt le thé avalé. Dany a mal au ventre, la migraine commence à pointer son nez, j’ ai le blues et les taons sont toujours là. Nous avons 1km200 à faire sur un chemin au bord d’une voie ferrée , arrivées à 100m des rails un train arrive… Malika ni une ni deux fait un demi- tour galop ! Ca va être chaud ! Le chemin se fera au grand trot derrière Epona  et par chance pas d’autre train, ouf avec la voie ferrée d’un coté et des barbelés de l’autre, pas glop .  Le temps devient très lourd mais nous sommes presque arrivées. A la ferme équestre de Lamarre  on n’est pas dépaysées ! C’est le même bazar que l’endroit où nous montons régulièrement. Nos juments sont dans un paddock avec barres d’obstacles, cônes, bidons, si elles s ennuient , elles pourront se faire un petit trec. Nous sommes dans un petit gite avec vue sur les écuries. Notre hôte nous apporte un panier garni « trois fois rien . » qu’elle dit la petite dame, il y en a au moins pour deux repas !

9eme jour

Levée du corps à 7h30, j’ ai un peu mal au dos, mais j’ai bien dormi tout de même , j’étais cassée.  Après un copieux petit déjeuner avec du vrai lait de ferme et du vrai beurre humm trop bon , de la confiture maison, du comté … Nous partons faire une petite balade à pied car l’étape  d’aujourd’hui est courte, au retour nous pouvons observer un superbe chevreuil.  Au gite , nous assistons à la saillie d’une jument par un superbe étalon comtois, nous sommes impressionnées par l’étalonnier , la rigueur et la mise aux ordres de son étalon. Il flotte à plein, on rentre les juments à l’abri pour qu’elles sèchent avant de les seller. Départ vers 14h sous une accalmie bienvenue. Petit chemin sympa qui rejoint le GR vers Montagnat le reconduit, charmant petit village puis direction l’Aubepin, brusquement une averse mais alors une méga   ! chouette un hangar, on se précipite dessous, deux secondes après v’la le fermier qui veut y garer sa remorque, vu la trouille d’Epona , on se sort de là pour qu’ il manœuvre et vu que la pluie tombe drue, nous y retournons tout de  go, du coup on taille la bavette avec l’agriculteur pendant un bon moment. Il ne pleut plus nous repartons direction le domaine de Vaucenans .  Epona m’agace  elle descend mal, n’avance pas, je m’énerve. Enfin nous arrivons . Nous sommes accueillies par une jeune femme très sympathique, le gite, l’endroit tout est beau. Les juments seront dans une belle pâture .  Nous les regardons , mais cela m’ inquiète Epona ne se roule pas comme d’habitude, ce que je craignais , charlotte me le confirme : elle a mal au dos. Nous allons en ville faire le plein de courses pour les deux prochains jours, bien sûr nous prenons chacune une bière accompagnée de gateaux apéro. Aujourd’hui Dany était en demi « RTT CARTE » pas concentrée  , vu qu’ elle est seule à suivre la carte ,elle  en a peut- être un peu marre , j’espère que ça ira mieux demain, sinon on n’est pas rendues …  

10ème jour

Le repas du soir avec nos hôtes fut fort sympathique. Dans un cadre rustique, nous avons papoté bourrins, éthologie … comme d’hab !! Après une bonne nuit  , réveillées par la douce mélodie de mon portable, nous prenons notre temps pour le petit déjeuner. Après quelques soins à nos juments nous revoilà sur les chemins  . Le temps est gris, uniforme mais sec. Au bout de la première  grimpette , on est trempées de chaud. Nos juments marchent bien , Epona ne semble plus souffrir. Une fine pluie commence à tomber. On s’arrête à l’abri d’un bosquet pour le pique-nique. Il ne fait guère chaud et je suis obligée de me déshabiller pour changer mon tee-shirt qui est trempé. Après notre thé à la menthe quotidien, non reprend la marche. La pluie n’a pas l’air de vouloir cesser et prend même de la vigueur. On commence à se rassouiller grave !   Arrivée à Civria on baigne dans notre jus ! On galère pour trouver le gite dans un patelin qui semble désaffecté … Enfin, la pancarte  « gite d’étape » apparait . Les propriétaires ne semblent pas là, heureusement la clé est sur la porte du gite. On rêve d’être au sec  mais il faut encore trouver la pâture pour les bêtes. Après avoir pris des renseignements chez un agriculteur non loin de là  , c’est le pré adjacent à la maison qui sert de parc habituellement, mais il faut fermer les barrières, tendre des fils et tout ça sous des trombes d’eau . Enfin , nous pouvons rentrer . Après avoir changé de vêtements  et bu un bon  thé bien chaud, nous attendons les propriétaires.  Quoiqu’il arrive , nous avons encore des roycos et des pates chinoises. 19h30 toujours personne , on attaque  nos réserves , pas sitôt notre repas terminé, on frappe à la porte ! Ils nous avaient effectivement complètement oubliées !

11eme jour

Après une nuit réparatrice  , nous partons de bonne heure et de bonne humeur : il ne pleut pas, l’humeur va vite changer, au bout d’un kilomètre il pleut, ras le bol de ce temps. Du coup nous marchons un bon moment. Les chemins sont caillouteux et nos cocottes peu véloces. On monte et voilà un petit sentier glaizeux à souhait et en plus très étroit. Le passage s’avère  très technique , ça glisse de plus en plus , et ensuite de nouveau des cailloux . A midi le soleil arrive, un coin parfait pour le pique- nique , on s’installe et on se voit déjà faisant une méga sieste comme des lézards, c’est sans compte sur ce  temps pourri qui nous poursuit, un orage et même pas le temps de boire notre thé : du vent, de la flotte, la grêle, la totale.. . Du coup on remballe et on repart . Nous allons passer notre après- midi à faire des stripteases à cheval (non non pas tout …) , un coup il fait chaud , un coup on se gèle, du coup Malika est complètement désensibilisée pour les sacs plastiques, les vêtements , rien de tel qu’une bonne rando . Nous arrivons au centre équestre de Cheval Bugey et devinez : ils nous ont oubliées, mais l’erreur est vite réparée. L’accueil est sympathique et la soirée s’annonce bonne.

12eme jour

Après une bonne nuit et un copieux petit- déjeuner  , nous partons il est tôt et déjà ça grouille de monde dans le centre équestre. Pour changer, il pleut . Cette étape va être celle des difficultés . Au démarrage une route nationale à traverser entre deux virages. On tend l’oreille  et hop au trot sur le bitume. On attaque par un sentier boueux , ensuite la caillasse .. Arrivée aux premières maisons d’un village, j’aperçois une étrange  machine au milieu du chemin. Rien de moins qu’une « goudronneuse » prenant toute la largeur de la route que nous devons emprunter. Par où allons-nous passer ? Le goudron répandu est tout fumant. Un ouvrier nous fait signe de passer sur le côté Les fers vont fumer !! On se dépêche de franchir ce magma. Je me retourne pour voir les dégats. Les juments ont bien laissé leurs empreintes ! Les ouvriers sont bons pour repasser la dameuse, 50 mètres plus loin un énorme camion de gravier  nous arrive dessus en marche arrière. Nous sommes persécutées ! Le camion s’arrête et l’on voit apparaître tout un troupeau de beaux gars du BTP. On discute 5 minutes, ils sont franchement étonnés de voir deux gazelles qui randonnent toutes seules sur les chemins avec leurs canassons. Après la traversé d’une forêt bien humide et sombre, nous voici à un croisement qui nous pose un dilemme : à gauche Cerdon par le gué, à droite Cerdon par le pont de planche en cas de crue. Le ruisseau est-il en crue, avec tout ce qu’il tombe depuis que nous somme parties. Comme nous avons réussi le passage du premier gué avec plus d’un mètre d’eau, donc banco pour le gué. Cent mètres avant ,  je descends seule en éclaireur, pas la peine de faire descendre les juments pour rien. J’arrive au dit ruisseau et c’est quasi « un fleuve » que j’aperçois. De gué pas de trace, des eaux marron , un courant un peu nerveux, je pense qu’on va faire le tour par le pont de planche, je ne veux pas mourir noyée ! Du coup , un bon détour sur le parcours. Nous prenons le repas , sans pluie, mais rapide car nous avons pris du retard . A peine reparties , mon téléphone sonne , ma fille vient de se prendre une gamelle en scooter, comme toute maman je me ronge les sangs. Et pendant ce temps- là les difficultés s’enchainent, descente d’une sentier étroit très caillouteux, très pentu et très glissant, passage à 10 mètres de l’autoroute, repassage de sentier où Malika descend sur le c.. Bref tout rentre dans l’ordre dès que l’on arrive dans les vignes de Cerdon . Le gite est quasi en centre- ville. Les juments ont un bout de pâture bien herbue. Après quelques courses à l’épicerie, nous buvons une petite despé sur la terrasse. Nous rencontrons le président du Cdte de l’ain de façon fortuite au resto.  Un repas crèpes et c’ est notre dernière nuit de rando, demain nous arrivons à Cote savin où est née Malika. Va-t-elle reconnaitre ?

13éme et dernier jour

Après un solide petit déjeuner , nous partons avec nos juments au licol , nous voulons faire une surprise à Valérie qui doit bosser au caveau a Cerdon, après environ 200m on entend quelqu’un qui nous appelle «  Dany,  Agnès . » et là surprise Valérie est devant nous avec son grand sourire et ses cheveux en pétard , elle travaille juste là on ne pensait pas que c’était si près , elle allait au petit coin quand elle a aperçu nos juments, quelle coincidence . Après une brève causette, nous nous donnons rendez- vous pour le soir à notre arrivée à Cote Savin.  Nous retournons harnacher nos juments  pour cette dernière journée, il vient de pleuvoir mais la journée s’annonce meilleure, le soleil pointe son nez. Aujourd’hui Dany a décidé que je c’étais mon tour de suivre la carte, ça m’angoisse car je n’ai jamais fait de topo mais comme elle dit « t’inquiète, ça va bien se passer . » Nous partons à pied car nous longeons une départementale  mais ça ne circule pas trop, après nous prenons un chemin caillouteux qui grimpe , de bon matin ça fait une sérieuse mise en jambes. Vers midi, l’itinéraire que nous devions emprunter a été modifié et nous devons faire un détour , arrivées dans un joli coin  , nous enlevons le harnachement et faisons un bon pique- nique et une sieste au soleil, ça faisant longtemps. On regarde la carte, on a le temps de repartir, ça c’était sans compter une petite embuche. Nous repartons par une bonne grimpette à pied pour soulager nos montures et après il faut redescendre, c’est assez pentu et ça glisse, de plus c’est étroit, et plus bas c’est carrément plus possible, le GR est longé par une corde pour s’aggriper lors de la descente, impossible pour les chevaux ! Il faut faire demi- tour et 5 km de goudron, mais pas le choix, du coup la pause de 4h est supprimée. Nous sommes en approche de l’Abergement de Varey, Dany fait sauter la casquette ,il  faut qu’elle soit belle pour son arrivée à Cote Savin avec Malika. A environ 1km de l’arrivée, Malika renifle, elle est toute guillerette. Passé le dernier virage, avant d’être en vue de Cote Savin, Malika accélère  franchement , si Dany la laissait faire , elle prendrait le trot  . Malika regarde partout et renifle, c’est sûr , elle reconnait son Bugey natal  . A l’arrivée, il y a un comité d’accueil : Jérome, valérie, titine, Marie-louise, Maêl,et Dédé applaudissent et photographient. Tout à coup , la trompe de chasse  retentit ! Malika s’arrête  net et se redresse !!! Sous le pressoir : une pancarte «  bienvenue aux cavalières et aux juments. » ! Jérome sonne les honneurs, Valérie  nous mitraille avec son appareil photo  et André déguisé en maire nous félicite. C’est trop  génial ! On désselle en vitesse, Malika reconnait son pré et nez au vent part au trot pour en faire le tour. Quelle belle arrivée,  quelle belle rando !!!  Et pour clôturer la bière de l’amitié avec tout le comité d’accueil.

Après une telle escapade sans contraintes, sans horaires fixes, que du bonheur ,de l’amitié et de la complicité entre copines et avec nos montures  . C’est certain, dès qu’on peut , on repart !!!

Mise à jour le Mardi, 18 Février 2014 11:40

 

RANDONNEE DANS LE VERCORS

  1. .Le, « Rando pluie » Juin 2008
  2. 2.Le Samedi , arrivée chez Toinette à Villard de Lans, accueil sympathique et repas gastronomique afin de prendre des forces pour notre randonnée. Faut bien trouver une!
  1. 3.: Villard de Lans – La Chapelle en Vercors
  2. 4.Pour une longue étape, c’en fut! Les 26km prévus au départ se sont transformés en 35, bien tassés grâce au topoguide de l’Isère à cheval et aux poteaux indicateurs du parc du Vercors car les lieudits indiqués n’existent pas sur les cartes IGN. Le sol est bien caillouteux et nos juments avancent doucement dans les descentes, par manque d’habitude. Pour ménager nos montures, nous marchons souvent à pied, très souvent même ! Bilan des courses : pratiquement 15 km dans nos petites jambes peu entrainées, courbatures et douleurs en tout genre assurées.  Nous arrivons sous la pluie vers 19h. La soirée est partagée avec un groupe de randonneurs qui gagnent les hauts plateaux le lendemain. La nuit est courte, avec bruits et ronflements pour nous tenir compagnie.
  1. 5.: La Chapelle en Vercors – Col du Rousset
  2. 6.Au lever, surprise, il! Les juments sont couvertes de boue. Le pansage s’avère long et difficile et nous n’avons pas d’abri pour préparer et harnacher. Nous partons sous la pluie. Le parcours est très beau, des combes sauvages se succèdent, le balisage ne correspond toujours pas aux cartes, ce qui agace Dany. Au menu de midi, une  soupe car nous avons froid. Vive notre réchaud de camping ! A peine le temps de boire notre thé que la pluie est de retour. Zut, il faut seller vite fait. Même  pas possible de faire la sieste. A 17h , nous arrivons au col du Rousset sous l’orage, il était temps, ça craque fort. Nos montures auront droit à un paddock en herbe et une bonne écurie pour la nuit. Après un apéritif bien mérité et un bon repas, une bonne nuit nous attend.
  1. 7.: Col du Rousset – Font d’Urle
  2. 8., le ciel est bleu, le soleil brille, la vie est belle ! Après un bon petit-déjeuner, nous voilà prêtes pour une nouvelle étape. Il fait frais, les polaires sont de sortie. Nous arrivons au col de  Vassieux par un magnifique alpage couvert de narcisses. C’est superbe ! Ensuite, une vue panoramique régale nos yeux. Un pique-nique vers les falaises avec deux énormes sandwichs. Le ciel se couvre. Encore privées de sieste ! Nous repartons à travers bois, un chemin en corniche nous dévoile deux belvédères où nous pouvons admirer la plaine de Vassieux et la réserve naturelle des hauts plateaux. Nous arrivons enfin au fameux Font d’Urle dont tout le monde vante la beauté ! C’est en effet à couper le souffle, on se croirait sur une autre planète ! Un immense alpage légèrement vallonné, parsemé de rochers et de fleurs. Nos montures sont très gaies. Oubliées la fatigue et les courbatures ! Enfin des toits, nous sommes arrivées au gite. Après une bonne douche, je m’endors en attendant le repas pendant que Dany écrit sa prose journalière. Puis nous dinons avec une ribambelle de gosses en classe verte. Que d’animation ! Nous regagnons ensuite nous douillette chambrette.
  1. 9.: Font d’Urle – Tourtre
  2. 10.Quel! Brouillard à couper au couteau, un vent glacial, une pluie cinglante. Nous préparons nos chevaux dans de belles écuries. A 9h30, toujours le même scénario. Les habitués du coin nous certifient que ça ne devrait pas se lever de sitôt. Mais c’est décidé, on y va. Le chemin est difficile à repérer, dommage qu’il n’y ait pas de visibilité, ce doit être si beau. Vers 11h , le brouillard a enfin disparu, il fait moins froid , nous sommes descendues d’environ 400m d’altitude. Arrive midi, un joli petit coin d’herbe pour nos juments , à l’abri du vent. Un bon ravitaillement et surtout enfin une sieste ! Dans l’après- midi, nous longeons un ruisseau et , d’un coup, Malika prend peur , fait un écart et se prend les pieds dans une clôture. Affolement , départ au galop, Dany parvient à la maitriser mais perd ses lunettes dans la bataille. Après examen, le jument n’a rien. Plus de peur que de mal mais lire la cartographie va être difficile. Dany sans ses lunettes et moi qui ne voit pas mieux. Heureusement , il y a une loupe sur notre boussole. A Tourtre, le propriétaire des lieux nous accueille  et installe nos juments dans un pré avec une herbe généreuse. En rangeant nos bagages, je m’aperçois que j’ai perdu mon vêtement de pluie pendant l’étape. Nous savourons ensuite un excellent repas avec notre hôte quand, subitement on frappe au carreau. Un voisin nous prévient avoir vu nos juments en dehors du pré. Ca continue ! Nous allons remettre tout ce beau monde à sa place, bien gardé par dame électricité. Retour au gite om nous terminons la soirée autour d’une carte IGN à tracer de nouveaux itinéraires en vue d’une prochaine randonnée sur les hauts plateaux.
  1. 11.:Tourtre – le Goutarou
  2. 12.Lever à 7h. La grisaille est à nouveau au rendez-vous. Nous attaquons sous un doux crachin associé à un brouillard toujours aussi sympathique. Au fil des kilomètres, je m’humidifie. Dany m’aide à confectionner un habit de pluie à l’aide d’un grand sac poubelle pour être la « plou» . C’est top ! Arrivées à l’alpage de Darbounouze , le brouillard se lève quelques minutes pour nous permettre d’admirer le merveilleux paysage. Magnifique ! Puis la bise, le  crachin et le brouillard nous attaquent de plein fouet. Nous sommes frigorifiées. On s’arrête et on enfile tous les pulls qui se trouvent dans nos sacoches. De vrais bibendums ! Le pique-nique se fera debout, à côté des chevaux. Après le café, on a même recours à notre flasque d’eau de vie pour nous réchauffer et nous redonner du courage pour la fin du parcours. Nous arrivons trempées au gite du Goutarou où nous sommes chaleureusement accueillies par Louis-Marie. Nous dégustons une bonne bière au coin du poêle. Au repas du soir, tartiflette cuite au feu de bois et tarte aux myrtilles régalent nos papilles .Ensuite discussions et jeux de société avant de rejoindre les bras de Morphée.
  1. 13.: Le Goutarou – Villard de Lans
  2. 14.On se lève un peu fatiguées et devinez? Il pleut ! Nous quittons Louis-Marie en nous disant que nous reviendrons dans ce lieu si particulier avec ce personnage haut en couleurs. Les juments tremblent, il fait froid. Nous marchons une grande partie de l’étape. C’est ensuite le retour à la civilisation par la route, avec sa cohorte de camions. Nous n’apprécions pas et nos montures encore moins. A 13h , nous arrivons à notre point de départ ,la voiture et le van sont toujours là, ouf ! Nous embarquons et ,en route pour la maison, un petit pincement au cœur .La randonnée annuelle tant attendue est déjà terminée. Quant au mot de la fin : comme toujours des moments d’amitié et de partage, une connivence sans faille. C’est décidé, on remet ça l’an prochain.
 

Bonnes Adresses en Aveyron...

Bonjour , je suis claude lacotte adhèrent au mouvement "équiliberté"

Je vous passe ce courriel simplement pour faire profiter les amis randonneurs de bonnes adresses, voilà je reviens d' une très bonne belle rando sur les causses du LARZAC , et je voulais vous laisser ces 2 adresses de gîtes équestres qui sont en fait des 3 étoiles pour nos chers compagnons , tout d' abord, le "CAMARAT" 12270 NANT , chez Mme Naujac isabelle , un hectare de paddock de très bonne herbe , douche pour les chevaux , sellerie , et un très bon acceuil pour les cavaliers , avec une restauration cuisine maison , PORTABLE :06 85 66 49 77 ; ensuite, a SAINTE ELALIE DU CERNON 12230; chez mr CHAVIGNAUD andre , également plus d' un hectare d'une excellente herbe , belle sellerie , gîte aménagé dans une ancienne bergerie , très bon repas préparé avec des produits locaux , en plus d' un très bon acceuil pour les cavaliers , adresse mail : andre.chavignaud@orangr .fr , ensuite, un très bon acceuil a l' auberge du père roussel a " LA COUVERTOIRADE" ,mais il faut emmener le nécessaire pour faire les paddocks , par contre il y a beaucoup d' espace , adresse: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ; là également un très bon acceuil pour les cavaliers en plus d'un tarif très bas ,moins de 40€ tout compris , repas du soir , nuitée , petit dej , pic-nic ,et bien sur paddock chevaux ; une adresse a éviter absolument , le gîte de la " barraque" a sainte eulalie du cernon , acceuil " catastrophique pour les chevaux , par contre magnifique pour les cavaliers , !! et pour finir , gîte de la scierie a " FONDAMENTE" ,aucun équipement de prévu pour l' acceuil des chevaux ,malgré le fait que ce gîte soit répertorié "gîte équestre??? , par contre bon acceuil cavaliers ;

Voilà simplement si des amis cavaliers veulent randonner sur les causses qui sont magnifiques , ça leurs évitera quelques surprises .
Bonne randos a tous  . cordialement
  LACOTTE  claude.

Mise à jour le Jeudi, 31 Mai 2012 09:29